En 1945, la Société Générale est nationalisée. Elle n'a désormais qu'un seul actionnaire : l'Etat.
La période de 1945 à 1958 est marquée en France par une rapide reprise de l'économie, mais aussi par un déséquilibre accentué de la balance des paiements, justifiant un maintien du contrôle des changes et des mesures quasi permanentes de contrôle du crédit. Il faudra attendre 1959 pour que soit engagé le décisif assainissement financier de l'après-guerre. La persistance de tensions inflationnistes obligera néanmoins à renforcer le dispositif d'encadrement du crédit.
L'essor de la production et des échanges extérieurs ouvre aux banques de nouvelles possibilités d'intervention. Le métier de banquier se renouvelle donc assez profondément, avec en particulier l'accentuation de la spécialisation des crédits en fonction de leur objet. Puis la gamme des services bancaires va s'étendre sans interruption.
Grâce à sa présence à New York, la Société Générale bénéficie d'une importante part du courant d'affaires engendré par le plan Marshall.
La Société Générale poursuit
son expansion en France et à l'étranger. Elle s'installe
en Italie, au Mexique et modifie le statut de ses implantations en
Afrique, après la décolonisation, conformément
à la législation des pays devenus
indépendants.
