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Faits marquants 2007

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"Focus 2007"

Focus 2007

 

La microfinance à l’étranger et outre-mer

Société générale Dans le cadre de leurs activités de « banque universelle », les filiales du Groupe dans des pays émergents ou en transition ont pour vocation de répondre aux besoins « financiers » de tous les opérateurs économiques, particuliers ou entreprises. C’est pourquoi elles sont engagées dans un effort permanent de déploiement d’agences, d’acquisition de clientèle et d’adaptation de leurs produits et services.

Quelques chiffres sur la microfinance :
15 pays
Trois départements et territoires d’outre mer
32 institutions refinancées
120 MEUR 

Néanmoins, des pans importants de la population restent à l’écart : ils ne répondent pas aux critères des établissements bancaires et/ou n’osent pas franchir le seuil d’institutions formelles. Les institutions de microfinance disposent d’une expertise qui leur permet de toucher cette population et de lui proposer une offre adéquate, notamment de crédit.
Société Générale a encouragé les premières filiales qui se sont engagées dans le financement de ce secteur (voir encadré sur le Maroc) dés les premiers temps. Cette démarche, qui s’inscrit dans une logique de lutte contre l’exclusion financière et d’impact social, s’est poursuivie, particulièrement sur le continent africain.
Le choix délibéré de la Société Générale est de mener des activités de microfinance dans les pays où elle opère. Il reflète l’analyse que fait la Société Générale, confortée par son expérience du terrain : les financements doivent être de source locale et portés par des filiales présentes dans les pays pour plus de proximité.

Or, si elle exerce un attrait grandissant auprès d’investisseurs internationaux, institutionnels ou sociaux, le nombre des institutions qui bénéficient de cette manne demeure limité à quelques grandes institutions très courtisées.
Surtout, ces concours sont pour l’essentiel en devises alors que les institutions de micro finance prêtent en monnaie locale dans des pays où, souvent, il n’existe pas de mécanisme de couverture de change. C’est le cas en Afrique. Grâce à l’intermédiation bancaire, les ressources locales collectées sont mises au service d’un développement local.
La relation de proximité que le Groupe privilégie au travers de filiales, permet de cultiver une meilleure connaissance du secteur et de l’environnement. Elle garantit la pérennité de son intervention au-delà d’aspects conjoncturels qui peuvent freiner des bailleurs « non domestiques ». Enfin, elle est basée sur une confiance mutuelle qui s’établit au fil des ans.

Désormais dans le réseau ‘Banque Hors France Métropolitaine’,la micro finance est l’affaire de plusieurs dizaines de professionnels répartis dans quinze pays et trois départements et territoires d’outre mer. Ces chargés de clientèle (voir encadré interview de Manohisoa Ranary, BFV-SG), analystes, directeurs commerciaux suivent, entre autres clients, des institutions de microfinance qu’ils ont appris à connaître.
Les organisations financées sont au nombre de 32, dans quinze pays (surtout sur le continent africain) et trois territoires d’outre mer. Elles bénéficient globalement d’autorisations de crédit d’un montant d’environ 120 M EUR auprès de la Société Générale. A leur tour,  ces institutions distribuent environ 970 millions d’euros de microcrédits et financent 1, 7 millions d’individus.

L’année 2007 a marqué une nouvelle étape dans nos interventions : le démarrage de deux organisations de microfinance dont le Groupe est actionnaire fondateur.
AccessBanque Madagascar a ouvert ses portes le 5 février 2007. De nouveaux bailleurs internationaux - La Société Financière Internationale (Groupe Banque Mondiale) et l’agence de développement allemande KfW - ont rejoint depuis le tour de table, marquant ainsi leur soutien à ce projet ambitieux. La BFV-SG (à Madagascar) détient 17% du capital. AccessBanque Madagascar dispose d’un statut bancaire mais cible exclusivement les populations malgaches défavorisées. Fin 2007, AccessBanque Madagascar sert déjà plus de
1500 emprunteurs et 4 200 déposants.

Advans Cameroun a démarré ses opérations plus tardivement, fin mai 2007. La Société Générale de Banque au Cameroun détient une participation de 20 % du capital de cette institution de microfinance. Advans Cameroun affiche plus de 650 clients, emprunteurs et/ou déposants avec un crédit moyen de 317 EUR (pour en savoir plus : www.advansgroup.com).

D’autres projets d’investissements sont à l’étude ou en voie de finalisation.

1 700 000 microentrepreneurs soutenus par les IMF que la Société Générale refinance.

Société Générale actionnaire fondateur de MicroCred.

La Société Générale est depuis juillet 2005 un des actionnaires fondateurs (avec une participation de 3 M EUR) de la société d’investissement MicroCred, initiée par PlanetFinance, dont la mission est de créer un groupe de sociétés et de banques spécialisées en microfinance.
MicroCred Mexico et MicroCred Madagascar ont démarré leurs opérations en 2006. En 2007, MicroCred s’est implantée au Sénégal et en Chine. Au 31 décembre 2007, MicroCred compte globalement près de 9 500 clients emprunteurs avec un crédit moyen de 525 EUR et plus de 1 360 déposants
Pour en savoir plus : www.microcred.org

Société générale La Société Générale Marocaine de Banque (SGMB) : dix ans de microfinance

Le Maroc est devenu ces dernières années un pays de référence dans le secteur de la micro finance. Ses opérateurs emblématiques, Zakoura et Al Amana (qui totalisent ensemble presque un million de  clients), figurent parmi les trois institutions les plus performantes au monde d’après une étude réalisée en 2007 par le MIX, un observatoire global qui fait référence dans l’industrie.

Plus de 1.2 millions de micro-entrepreneurs (dont 63 % de femmes) reçoivent des microcrédits auprès de 12 organisations à but non lucratif dont deux sont adossées à deux banques de la place. A juin 2007, le portefeuille de crédit atteignait  400 millions d’euros.

La première expérience de micro finance date de 1992 ; la première organisation s’est constituée officiellement en 1994 (Fondation Zakoura) ; Al Amana fêtait en 2007 son dixième anniversaire.

Société Générale au Maroc est l’une des premières banques à s’être engagée auprès du secteur et ce depuis plus d’une décennie.
Elle a fait le pari de la capacité des institutions de microfinance marocaines, de taille modeste à l’époque, à se développer de façon rentable, et a signé en 2004 une convention de garantie pour la levée de la contre valeur en dirhams de 10 millions de dollars (Agence américaine pour le développement international). Cette facilité était entièrement utilisée fin 2007.

Pro-active sur le secteur alors qu’il n’en était qu’à ses balbutiements, Société Générale au Maroc en  a acquis une bonne connaissance : aujourd’hui, elle est  le premier bailleur privé du secteur. Ses encours portent sur sept associations de microfinance qu’elle accompagne dans leur croissance. Elle jouit d’une grande proximité avec ces opérateurs grâce à la qualité et la conviction de ses équipes et du soutien dont ils bénéficient auprès de leur direction et du Groupe SG.

Les termes et conditions des financements sont très compétitifs. Ils démontrent que la micro finance s’est intégrée au paysage financier local.
Par contre, les niveaux d’endettement  deviennent assez élevés et appellent un changement de l’encadrement règlementaire qui permettrait aux institutions locales de collecter de l’épargne, d’accéder au marché des capitaux et de bénéficier du soutien d’actionnaires solides tels que, éventuellement,  Société Générale au Maroc.

La conviction qui anime Société Générale au Maroc depuis près d’une décennie, est aujourd’hui confortée par les performances du secteur. La banque continuera donc à accompagner activement son développement et à explorer toutes les possibilités de partenariat que l’évolution de la réglementation pourrait offrir.

Société générale Société Générale au capital d’une institution de micro finance au Cameroun

Advans Cameroun a été créée en août 2006 par la société d’investissement Advans spécialisée en microfinance, Société Générale de Banques au Cameroun et deux investisseurs camerounais. Elle a obtenu une licence d’opérer comme institution de microfinance autorisée à recevoir des dépôts en mai 2007.
Forte du soutien de sa maison-mère, Société Générale de Banques au Cameroun (« SGBC ») s’est associée au projet dès sa conception en 2005. Outre sa contribution à hauteur de 20 % du capital, elle a apporté un appui précieux aux promoteurs dans la phase pré-opérationnelle. Cet appui s’est manifesté notamment sur les plans logistiques, juridiques et réglementaires.

L’investissement n’a pas été évalué exclusivement selon des critères de rentabilité financière. Ont été valorisés également son impact social et le désir de SGBC de s’engager concrètement dans une action de développement local. Au Cameroun, 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et 99 % des foyers n’ont jamais souscrit de crédit auprès d’une institution financière : Advans Cameroun va améliorer l’accès aux produits et services financiers dans le pays.

 

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