
La Pologne s’est distinguée l’an dernier comme le meilleur élève de l’Union européenne, seul membre à afficher une croissance de son PIB (+ 1,7 %), alors même que la moyenne des pays de l’Union voyaient leurs économies se contracter de 2 % à 3 %.
« La consommation a mieux résisté qu’ailleurs, notamment grâce à un marché intérieur plus important que les autres pays d’Europe centrale » explique Stéphane Hild, Directeur général de Société Générale en Pologne. « Par ailleurs, les investissements n’ont connu qu’un recul très léger, soutenus par les programmes de l’Union européenne. »
Si l’on ajoute à cela l’impact positif de la faiblesse du zloty sur les exportations, ainsi que l’optimisme de la population envers l’avenir, la Pologne présente de sérieux atouts pour poursuivre son développement, ce qui devrait profiter à la Banque, déjà bien positionnée sur ce marché.
« Société Générale est l’une des premières banques étrangères à s’être implantée en Pologne, » précise Stéphane Hild, « avec l’ouverture en 1976 d’un bureau de représentation, transformé en succursale fin 1991. »
Outre la succursale de Société Générale Corporate and Investment Banking, basée à Varsovie avec cinq bureaux en province, qui occupe environ 200 personnes, ainsi que les activités de leasing et de gestion de flottes automobiles (SGEF et ALD Polska avec respectivement 150 et 47 employés) la filiale la plus importante de la Banque en termes d’effectifs est Eurobank, institution spécialisée dans le crédit à la consommation, acquise en 2005, qui emploie aujourd’hui 3 200 personnes à travers le pays.
Pour autant, nous ne sommes pas la seule banque étrangère à nous intéresser à la Pologne, et la concurrence s’y intensifie. La plupart des grandes banques universelles du pays sont contrôlées par un actionnaire étranger (Unicredit, ING, Citibank, ou KBC). De plus, les banques d’affaires américaines, déjà actives sur ce marché depuis Londres, commencent à s’y établir physiquement.
Nous bénéficions cependant de nombreux atouts, en particulier d’une excellente position en tant que banque d’affaires, tant auprès des entreprises locales que des multinationales.
« Sur les vingt groupes polonais les plus importants, quinze sont clients de notre banque » souligne Stéphane Hild. « Depuis cinq ans, nous figurons constamment parmi les trois premiers dans le domaine des obligations d’état polonaises. »
Au cours des dernières années, notre BFI a notamment développé une plate-forme de financements structurés, afin de bénéficier de nombreuses opportunités en matière de grands projets d’infrastructure : « Nos équipes travaillent notamment sur le financement de l’autoroute A2, qui relie Varsovie à Berlin, ainsi que sur un projet de construction de terminal de gazéification dans le Nord du pays » poursuit Stéphane Hild.
Outre ces projets étatiques, la Banque a également cofinancé le plus gros investissement privé de ces dernières années en Pologne : une usine d’écrans plats dans le sud du pays.
Marché attractif pour les entreprises internationales, avec notamment 900 filiales de sociétés françaises, la Pologne offre également un potentiel important d’opérations de fusions-acquisitions en raison d’un large programme de privatisations.
Le renforcement de la capacité de Société Générale Corporate and Investment Banking en matière de fusions-acquisitions et d’Equity Capital Markets en Pologne figure donc parmi les priorités des années à venir.









